26/04

dimanche 26 avril : les farces de l'Académie ...


A la Cour :

  L’assemblée des savants de Cour fit recommandation au Conseil et dit les permissions et mesures pour le relâchement des sujets à la date donnée par le Roi. Les échotiers en prirent connaissance et se hâtèrent d’en donner nouvelle.

 

Pour le retour des enfants aux écoles, ce ne fut pas surprise, mais retour des interrogations anciennes sur la façon de maintenir les turbulents à distance de leurs camarades ou maîtres.

Pareillement, le conseil de porter masque et de ne pas projeter sur autrui miasmes et germes n’était que de bon sens, à la portée du plus niais des vilains. Mais il faudrait, avant toute liberté, que chacun eut reçu des mains de son intendant ou échevin les instruments utiles.

 

Cependant, ce que le peuple attendait avec impatience, c’était de savoir s’il pourrait ou non se mouvoir librement, hors de son labeur, pour prendre loisirs ou visiter ses proches.

La docte académie y rechignait. Elle fit expresse recommandation de n’accorder telle faculté que petit à petit, sur longue période et à condition que les intendants du lieu en ai jugé.

De plus, on ne pourrait pas se mouvoir avec son propre fiacre, mais on devrait emprunter les diligences royales et relais de postes au risque d’y côtoyer malades et infectés.

 

La chose apparut à tous pour ce qu’elle était de stupide brimade, semblable à tout ce que l’on avait fait jusqu’à présent.

Serrant, hors de logique ou propos, la corde qui étouffait le bon peuple, on pensait affirmer sa volonté et son ardeur à combattre le Mal en faisant oublier impuissance et manquements.

 

Ailleurs, nos braves carabins se dépensaient sans compter, soignant malades et mourants, observant au près la fièvre et tentant, avec les seules potions qu’ils détenaient, de tirer leurs patients des griffes du mal. Avançant à tâtons dans la nuit de l’ignorance, ils progressaient plus vite qu’en Académie.

Dans la capitale de la Comté, on avait découvert, à force de scrupuleuses observations, l’une des voies que prenait le mal pour nous mettre à bas. On en espérait nouvelle arme pour remettre sur pied les plus atteints.

 

Par prière et pensée le peuple soutenait et plaçait ses espoirs dans cette légion de dévoués médecins et soignants. Ils étaient les vaillants soldats attaquant sans relâche la forteresse du Mal, quand docte académie et Grand Conseil ne faisaient qu’élever les murs du camp retranché d’où était parti l’attaque.

 

Pannessières :

 

Temps gris, grise mine… et pour tout dire, « mort aux cons » / mais trop « vaste programme » … Attendons demain.

Mais entre ministres, conseil scientifique et savants auto-proclamés, je ne vois qu’une « bande au professeur Nimbus » telle que le chantais le très regretté Georges Brassens …En prime, pour aujourd’hui :

https://www.youtube.com/watch?v=SaKeQjjzExA&t=42s

 

 A lundi …