voyage 2023 : les premiers jours


 

Réveil en cours de matinée pour ce premier et unique jour à Katmandou …

 

L’hôtel, fréquenté par les clients de notre agence n’est pas forcément aux normes européennes : hautes marches de marbre, pas d’ascenseur… mais du personnel, nombreux : gardiens en uniforme, serveurs … Les gens sont aux petits soins, et ce d’autant plus que nos démarches sont hésitantes… Il y a toujours un bras, un regard, toujours accompagnés d’un sourire, qui guette nos difficultés. Les choses se font naturellement : curieuse impression pour nous qui venons d’un monde où l’on a oublié ces choses… et parfois, cette sensation d’un milieu totalement bienveillant : bien-être primal, celui des enfances heureuses.

 

Quelques courtes heures, pour nous dans les canapés du hall, abreuvés de boissons chaudes et pour ma fille et Titouan, les premières courses, bonnes ou mauvaises, les repérages et la prise de contact avec les rues et les boutiques de Thamel.

 

Retour de nos amis de l’agence : à nouveau leurs sourires et la joie des retrouvailles. Cet après-midi, c’est Dilu qui nous accompagnera et nous fera visiter Durban square. Cet « enclos royal » ne fait pas forcément partie des sites « majeurs » proposés au voyageur. Mais, il est proche de Thamel, inclus dans la ville, peu touché, du moins en apparence, par le séisme de 2015. Grand taxi et balade mixte : béquilles, fauteuil et cannes … le site n’est pas très étendu mais particulièrement riche : les bois sculptés des palais et temples, un grand bas-relief remis en couleurs et la vie népalaise : les riches tenues de femmes, les coiffes des hommes, des motos et bicyclettes, la vie …

Cette visite m’enchante : pas dans le style « stakhanoviste du tourisme », mais une joyeuse déambulation grâce à Dilu et une belle entrée en matière.

Retour à l’hôtel et retrouvaille avec l’équipe et surtout avec notre ami guide Surya.  

 

Grosse journée : le lendemain, c’est jour de fête et férié, nous délaisserons les visites traditionnelles et nous prendrons la route pour le parc national de Chitwan et les réserves animalières.

Départ donc, avec Surya et un grand véhicule, capacité double, mais d’une grande facilité d’accès pour notre équipe de bras cassés (jambes plutôt) … Le début de la route est la même que celle de Pokhara que nous connaissions : l’interminable sortie de Katmandou, la montée vers un col puis les embouteillages de la descente.

Le spectacle est partout et je suis heureux que mon petit-fils voit cela : la vie ; les boutiques : vélos ou motos, les étals, les gens. La circulation fait aussi spectacle et leçon : nuée de motos, les véhicules à quelques centimètres les uns des autres : ce qui semble d’une anarchie totale, mais dont la règle unique est de ne pas avoir ou causer d’accident. La chose se comprend : à valeur égale, une moto représente au moins le prix d’une berline pour nous, et la moindre auto, celui d’une voiture de luxe.

Pour les routes, elles semblent en pleine rénovation : des passages autoroutiers, des travaux partout. Quand il ne s’agit pas de rénovation, il s’agit de réparation : la fin de mousson n’est pas si loin et les éboulements furent nombreux. Nous rejoignons la vallée à une vitesse moyenne ridicule, mais c’est cette notion qui devient ridicule ici. Sur le fleuve en contrebas, les étrangers font du rafting.

Nous continuons à notre rythme : arrêts « techniques », repas, bifurcation vers Chitwan où nous arrivons en fin d’après-midi, un peu cassés par les cahots de la route. Bon accueil, bon lodge : à demain pour la visite du parc.

 

 

Au matin, on nous attend pour une virée dans une pirogue qui nous sera totalement dévolue : il est vrai que le chargement prendra plus de temps que la normale !!!

Premier contact avec le parc : quelques oiseaux, les premiers crocodiles qui se font sécher au soleil. Nous croisons des touristes sur éléphants : l’exercice nous paraît périlleux pour notre jambe cassée : l’avis est partagé : nous éviterons.

La balade se poursuit par une petite (longue pour nous) marche vers la nursery des éléphants. Des panneaux relatent, sans complaisance du reste, la domestication de ces animaux… de quoi largement alimenter ce que l’on peut lire sous la plume des défenseurs de la cause animale : pas question pour eux de participer à l’exploitation touristique de ces superbes animaux !!! Pour moi, je relativise : vivant à la campagne, je sais ce qu’est la vie d’une vache ou d’une truie dans un de nos élevages modernes et industrialisés : ça n’empêche pas grand’monde de manger sans remords des yaourts ou des bifteck hachés…  

Après le repas, balade en jeep… au début, la nature semble endormie, je commence à douter.

Et puis, après un arrêt boisson bienvenu, le parc se réveille : les crocos se baladent, les rhinocéros prennent la pose, les « bambis » et les antilopes pâturent et enfin deux magnifiques paons daignent nous saluer.

Joyeux retour à notre hôtel au terme d’une belle journée. … soirée prévue avec danses traditionnelles (vues de loin…).

 

Pour le deuxième jour, faute de balade éléphantesque, on nous improvisera une balade en jeep dans un secteur riche en oiseaux… La chose sera décevante : on n’a pas dû arriver à la bonne heure…. Mais, on profitera de la forêt, de lieux habités, la vie des gens toujours… je regrette d’être passé si vite dans les villages : regarder les habitations, les boutiques, les travaux en cours dans les rizières : c’est vrai que c’est gênant d’observer les gens, mais on a quand même envie de savoir comment est la vie ici...

 

Le bilan de la journée sera surtout marqué, hélas, pas une petite chute de Josette. Chute avant, à basse vitesse, mais sur le genou. Un long moment d’angoisse, mais il n’y a pas d’hématome, pas de gonflement suspect : juste une douleur, forte après immobilisation, mais qui s’estompe un peu à la reprise d’activité. Le quota de diminués physiques augmente d’une unité … Il n’empêche : pour moi, ça va mieux : je peux lui passer mes cannes et ma place en fauteuil !!!  (nb : au retour, après examen, il y a bien eu une fracture de la rotule – sans déplacement - mais quand même !!!)

 

Le voyage continue : demain, nous partons vers Pokhara.