velos longs


vélos longs, cargos et autres arnaques

 

 

Les vélos longs

De bobos cons

Qui m’étonnent,

Font le bonheur

De constructeurs

Qui déconnent.

Je reprends mes notes sur le sujet VAE, et ce que j’en disait sur mon site :

https://www.lethieu39.fr/cyclotourisme/nos-voyages-pr%C3%A9paration/vae-arnaques-et-pi%C3%A8ges-%C3%A0-cons/

 

Je dénonçais les dérives dues au renouveau du déplacement cycliste et à l’arrivée sur le marché de néo-pratiquants avides de toutes améliorations ou technologies et surtout disposant d’un pouvoir d’achat conséquent… Il y eu la boite de vitesse automatique décidant, mieux que vous, le rapport de vitesse convenant à la puissance instantanée de vos mollets, et aussi, après que l’on vous ai doté d’une puissance de freinage excessive, la recherche d’une technologie ABS miniaturisée. Il convenait que les Bobos quittant leur automobile dispose ainsi sur leur vélo électrifié des mêmes technologies. J'attends avec impatience le correcteur de trajectoire et le signal d'endormissement pour les cyclos nyctalopes....

Il restait à inventer… ce fut au profit des parents devant aller chercher leurs enfants à l’école, faire leurs courses, tout en évitant le recours à leur chère auto dont on entendait débarrasser les villes. Les livreurs de colis étaient aussi visés, encouragés en cela par les pouvoirs publics. On réinventa donc l’antique triporteur de l’autre siècle, en le privant d’une de ses roues : le vélo cargo était né. Parmi ceux-ci, il y eu aussi les « long trail », cet anglicisme cachant simplement un vélo dont la roue arrière était déportée d’une trentaine de centimètres, son porte-bagages porté à presque un mètre, renforcé et bien sûr puissamment électrifié …

La démarche était intéressante, même pour les cyclo-voyageurs souvent lourdement chargé … restait à vérifier si le produit était toujours un vélo… Il fallut vite déchanter…

Malgré un matraquage publicitaire nous abreuvant de reportages TV et mon « fil » publicitaire FB quotidiennement alimenté des pubs de l’un ou l’autre de ces machines, c’en était à pleurer.

Deux modèles revenaient souvent. J’avais eu la curiosité de vérifier le poids de ces machines : la plus légère affichait près de 30 kg et l’autre, vantée pour avoir été élu « meilleur long trail de l’année », atteignait les 38 kg, tout juste 10 kg de mieux que mon vélosolex des années 50 et qui aurait sans doute parfaitement supporté les 150 kg de charge utile annoncé pour nos deux machines.

J’ai eu du mal à concevoir comment l’on avait pu atteindre un tel poids pour ces machines, qui, somme toute, ne portait guère plus que mon propre vélo de voyage qui fut éprouvé, lui, entre mon poids et celui de ma charge, à plus de 125 kg. Après tout, le mien, électrifié comme eux d’un « moteur roue », d’une batterie certes un peu moins puissante, et de roues VTT admettant des pneus ne craignant pas les aléas de la route ne dépassait pas 16 kg soit 12 à 22 kg de moins que ces modèles … ça laisse rêveur.

J’ai cherché, vainement, où l’on avait bien pu mettre ce surpoids : je n’ai pas trouvé… en imaginant des bases arrière rallongées d’une trentaine de cm et un porte bagage solide, le cadre n’aurait pas dû être augmenté de plus d’un bon kilo… Des roues plus « solides » (c’est relatif, les roues VTT « de qualité » supportent sans problème un saut d’un mètre avec un cycliste pesant son quintal !!) et des pneus de 2 à 2,4 pouces ( 6 cm de section) peuvent aussi justifier 1 kg et demi … Je trouve donc environ 3 kg de surpoids « acceptable » pour ce genre de vélo … mais 12 ou 20, ça devient une arnaque. Dommage pour les acquéreurs de ces machines, dommage aussi pour l’industrie française du cycle qui ne retrouvera pas, avec de tels constructeurs, son lustre du siècle dernier et surtout, dommage pour les cyclos-voyageurs qui n’y trouveront pas leur bonheur.