La "Retirada", JOSEP et l'exode espagnol
26 janvier 1939 Franco rentre dans Barcelone : les fascistes ont gagné, c’est la fin de la République.
Pour les républicains il faut fuir : un demi-million, des familles entières, tentent de rejoindre la France qui a ouvert ses frontières aux civils Quelques semaines plus tard, les restes de l’armée républicaine pourront suivre. C’est l’exode, la Retirada.
La France, prudente ou réticente, a frontière ouverte, mais elle est évidement dépassée… En plus, la « République » n’a plus bonne presse… Droite et centre droit se déchainent contre les « hordes rouges ».
Les réfugiés ne trouveront que les plages des Pyrénées Orientales, cernées de barbelés, et, derrière, la faim, les maladies, les gardes…. Période noire, quelques mois avant que les armées nazies n' attaquent... L’Espagne fut un bon terrain d’exercice pour leurs bombardiers.
Nos espagnols, et leur descendance s’en remettront : plus tard, ils s’établiront là et forment actuellement, je crois, une part notable de la population des Pyrénées Orientales.
il reste peu de témoignages de cette période, du sort laissé à nos espagnols. Un des leurs, Josep Bartoli, dessinera les « camps de concentration » (on les avait appelés ainsi). C’est son neveu, l’excellent photographe de MATEMALE, Georges Bartoli qui recueillera et publiera ce témoignage unique sous forme d’un livre JOSEP. Un film d’animation suivra, sous le même titre, primé.
Plus tard, les camps, « modernisés » enfin, serviront à nouveau : 1962, nos harkis, enfin, ceux que l’on n’avait pas laisser mourir là-bas, et puis même enfin les immigrés clandestins…