un point de détail dans l'histoire de la Commune de Paris


La Commune de Paris : un "point de détail"


Quelques lignes sur cette période que j’évoque souvent : la Commune de PARIS …

 

On est le 16 Mai 1871 :  dimanche prochain, les versaillais envahiront PARIS sous le regard goguenard des Prussiens et avec les effectifs militaires augmentés sollicités par Monsieur Thiers …

 

10.000, 20.000 communards et communardes tués, combien, allez savoir, et une décennie de jugements, d’emprisonnements, de relégation aux antipodes qui scelleront la fin de la commune, le retour aux affaires et à la morale bourgeoise.

 

 

Mais le 16, on pense à tout autre chose : on a décidé la destruction de la colonne Vendôme. Ce monument fut érigé à la gloire des conquêtes napoléoniennes et il me semble avoir appris qu’elle fut fondue avec l’acier des canons pris à l’ennemi … Pour les communards, ce monument à la gloire de l’Ogre était une insulte au principe de fraternité entre les peuples : il convenait de l’abattre. La décision avait été prise, le jour était à sa destruction.

Monsieur Gustave COURBET n’y était pas forcément favorable : d’autres taches lui étaient plus urgentes ; il faisait son travail de « ministre » de la Culture de nos communards : protection des œuvres d’art : musés et même des collections particulières, accès de tous à la culture …

 

 

Le 16, la colonne fut tirée et mise à bas. Elle s’écroula tout entière sur un lit de fumier, y compris la statue de l’empereur qui la couronnait.

 

 

La Commune une fois bien écrasée, on se mis à déplorer cette destruction d’un monument célébrant ‘nos » victoires. Monsieur COURBET avait été relativement ménagé et n’était que tenu prisonnier. De lourdes pénalités avaient bien entamé sa « fortune » ou ce que pouvait rapporter les tableaux qu’il détenait encore. Dix ans plus tard, MAC MAHON, le plus crétin de nos présidents et pères de la troisième République, le fit condamner à payer la totalité des travaux de réédification de la colonne Vendôme.

Le devis s’élevait à plus de 100.000 francs or, bien au-delà de ce que pouvait payer notre peintre régional. Récemment libéré, mais ruiné et tout ses biens mis sous séquestre, il s’en fut vivre en Suisse (et peindre le château de Crillon …)

 

Voilà pour l’histoire : triste histoire … et le plus triste, c’est que notre roman national intègre aussi bien, sans les juger, ce con de Mac Mahon (« que d’eau, que d’eau ».) et ce traître de Monsieur Thiers.

 

Je suis fier de notre grand peintre Gustrave COURBET ….