Bruel, les autres, Me Too et après
Ce matin, livraison FB et une nouvelle cargaison, assez brillante il est vrai, de textes flétrissant Patrick, ex chanteur à minettes et, il faut bien le dire, vieux porc libidineux (ou vipère lubrique, comme vous voulez)
Il devient tête de liste : ça fait un peu de repos à l’Abbé Pierre et aux autres célèbres. Les choses se disent, c’est bien.
Je ne me pose pas, contrairement à d'autres, la question de savoir pourquoi les filles n’avaient rien dit avant. J’ai suffisamment d’imagination pour savoir qu’elles n’y auraient rien gagné, que le premier flic à les entendre, à l'époque, les aurait dégouté de poursuivre, que cet aveu en aurait fait des réprouvées, des filles infréquentables et que la seule façon de se reconstruire, était alors, à défaut de psy, de fermer sa gueule et de se laver le cul.
Cela dit, ce qui m’interpelle ce sont les limites de l’exercice : pour une de ces célébrités, on ne parle pas des douzaines de supplétifs qui cachaient les déviances ou qui croyaient avoir rempli leurs obligations citoyennes en prévenant les filles ou en minimisant les choses.
Ce qui m’interpelle aussi c’est la dimension des choses. En la ramenant aux personnages connus, c’est oublier et masquer l’ampleur du phénomène : les mains au cul, aux seins ou pire encore, c’était parfois chose commune : premier emploi : serveuse, caissière ou apprentie, la main du patron, parfois sa queue : combien l’ont subi, combien y ont échappé et combien l’on caché soigneusement dans l’attente de l’autre, du bon …
Nous, les gens bien, nous avons été peut-être été, pour nos tendres amies, le soignant ultime de détresses ignorées …
Cela dit, je veux bien continuer avec vous à jeter des pierres, à contempler vos piloris, à œuvrer avec vous, faute d’un juge, dans la grande tradition des lynchages de l’Ouest États-unien, mais permettez-moi de penser à d’autres.
Et puis aussi, j’ai, dans les nouvelles du jour, quotidiennement les violences faites à nos consœurs : les jalousies, les ruptures qui se règlent à coup de couteaux, des mortes, des suicides, d’indicibles horreurs au quotidien.
Alors, vos gros porcs, tout lubriques et méprisables qu’ils soient, ils ne feront jamais le poids… Si vous m’en servez encore deux de plus, je les jette tous au panier : plus rien à foutre : le malheur est partout, tout proche, trop proche : lui seul doit être le combat.