Jours amers (et ta sœur …)
Atteint à cœur, je suis pris au piège. A journée faite : Informations, les commentaires : tout un cortège de monstruosités. Je ne supporte plus
Violences, hommes sans honneurs, martyrisant les faibles, jalousie et colère, la mort.
Baise mécanique, hors limites, hors-jeu….
Le cousin du Bonobo a viré Chimpanzé dégénéré.
Avec ça, fachos, majoritaires désormais, plus cons que les fachos des origines …
Nos grands principes, bases du droit, de la démocratie : caducs.
Il existait le crime de forfaiture quand on reniait l’engagement pris envers le seigneur, la nation souveraine, désormais on en rit.
C’est peu dire que je conchie cette époque, reste qu’elle me fout la trouille, même pour le peu qu’il me reste à vivre. Il reste les gamins…
Il y a peut-être pire : l’apocalypse annoncée, bien réelle, mais, à sa suite les teneurs de solutions. La leur : électricité nucléaire à la place du pétrole, revenu universel découplé du travail ou, au comble de l’infâme, le sur lui, l’homme augmenté, enfin, ceux qui pourront être intégrés au programme…
il n’y aura pas 10 milliards de sur hommes, on ne réglera pas tout avec quelques centrales nucléaires et pour l'argent, Ponzi soit qui mal y pense (comprenne qui peut )....
Quelques consciences encore : les plus vieilles ont fini par mourir, pauvre Edgar… les jeunes, comme ce chevelu de Barrau, que j’aime bien : quelle crédibilité peut-il avoir…
Il me rappelle le vieil Yvan Illich… son théorème : tout système développé à l’excès se retourne contre son but premier. C’est une évidence, mais exprimé de façon si complexe, si diserte, qu’on n’y met guère le nez … Le syndrome de Proudhon.
Tiens je préfère encore ce « discours » de Brel dans un film comique proclamant « le chemin le plus court de la barbarie jusqu’à la décadence passe par la civilisation « … ça amuse, ... mais nous sommes au bout du chemin et j’ai peur.
Je sens monter au front les connards pensant comme dans les années 30 « qu’il leur faudrait une bonne guerre ».
La peste brune, c’est parfois un mec en costume 3 pièces, comme il faut, bien poli et propre sur lui, politique, reconnu.
L’Apocalypse : quelques-uns survivront, « augmentés » et tenant pouvoir et richesses, entourés de gardiens et de leurs utilités …
Mais pour les autres ?
Je saute le pas … Un jour, un bon camarade me disait son admiration pour des civilisations antiques, la splendeur de leurs villes ou de leurs créations. Il me disait qu’à la même époque, nos ancêtres jurassiens, sur les bords de nos lacs, raclaient des peaux de bêtes avec un silex pendant que leurs compagnes mâchaient des tendons pour en faire les fils qui leur permettraient de confectionner des vêtements … C’était un peu approximatif mais en partie réel …
Je lui ai répliqué : nous étions de la même espèce et ainsi, parmi ces primitifs, il y en avait sans doute la même proportion que chez eux à avoir un QI supérieur à 125 …
Non, ils n’étaient pas cons, c’est le milieu de vie, l’organisation sociale qui différait.
Je reviens à mes affaires ; il y a tout à craindre que nous allions vers une humanité à deux vitesses jusque dans nos pays, ceux que nous disions « développés »…
Notre part, évidemment, c’est le groupe à petite vitesse.
A nous (de préférence : on se les caille au bord du lac) le retour à la grotte, celle du village ou de la grande famille, et son fondement, la solidarité… Frustre, mais ne vous affolez pas : vous trouverez bien un peu d’argile ou de charbon pour griffonner des petits dessins dans un coin, au fond de la grotte…
Cela dit, j’ai quand même les jetons : je ne suis pas sûr de pouvoir y replacer mes théories sur l’autogestion,
C’est con.