Euthanasie


Fin de vie ... loi sur ...


Vous gueulez EUTHANASIE, vous insistez sur les dernières lettres, vous bannissez ceux qui appellent à un suicide voulu, simplement humanisé.

 

Vous appelez en renfort cathos et vieille droite, mettez en avant ce tribun à la voix modérée et de bonne culture, enfin, celle d’un bachelier ancien.

 

Vous pensez qu’il suffit d’apaiser les grandes douleurs en attendant la fin : vous avez sur un point raison, ça m’aurait peut-être évité de tenir la main de ma mère pendant des heures alors qu’elle râlait, noyée dans ses glaires et foudroyé du regard par une blouse blanche mal thèsée qui à nos demandes de soulagement nous répondait qu’il n’était pas là pour la tuer.

 

Je me méfie : cette race existe encore et la limite est mince. Je me méfie aussi des règlements : ils sont toujours imparfaits, et, à l’instant suprême, il n’y a qu’empathie et compassion qui sont de règle : ça ne se décrète pas.

 

 

Bref, les choses étant ce qu’elles sont, nos représentants étant devenus aussi mécaniquement stupides que les trolls des réseaux sociaux, le sujet est devenu infréquentable… et, dans l’affaire, on a oublié le suicide.

 

Rendre obligatoire la recherche des moyens utiles : le revolver pour se flinguer, la corde pour se pendre, l’ordonnance pour des médocs dangereux, je ne trouve pas ça très humain, ça vous étonne ? d’autres pays admettent le suicide assisté : une fois l’aide rejetée, il s’agit simplement de respecter la volonté d’un individu.

 

Je pleure deux amis partis seuls, de leur main, avec les moyens du bord, en se cachant. Une présence aidante à l’heure de cette décision ou de sa mise en œuvre n’aurait sans doute pas été inutile. Une autre a fait la démarche dans un pays voisin, long, difficile.... Auriez vous le front d’affirmer qu’elle n’a pas agi librement qu’il s’agisse d’euthanasie ?

 

 

 

Euthanasie, nazi vous-mêmes… Respecter la volonté des humains, même vieux, même tristes ou atteint dans leur âme, avoir de l’empathie jusqu’à soutenir leur main quand ils nous quittent librement, c’est le contraire des injures que vous nous lancez.

 

Quant à légiférer sur la chose, en cessant de raisonner comme des cons, ça doit être possible : même les Belges et les Suisses y sont arrivé.

 

Pour le reste, le dernier médoc, le dernier calmant, s’il doit quelque peu contrarier le traitement ou même raccourcir un peu la fin, n’insistez pas : c’est affaire d’empathie, de simple humanité, surtout pas celle d’un article du protocole.

 

Alors, ne faites pas chier, ranger votre tribun intello, redevenez de simples humains, des bons-hommes, des hommes bons.

 

 

 

Tiens, le lien vers un ancien post et sur ma tristesse sur des suicides passés.

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